Rennes, cabinet
de la psychologue Labylle Magali (présente à la réunion une semaine après avoir
accouché : si ce n’est pas de la motivation et de la passion… merci
Magali !)
Présents : Magali, Marie-Laure, Louis, Olivier, Roger,
Christophe, Diego.
Invité :
Carole, psychologue en libérale, intéressée par le psychodrame et par la
pratique de groupe.
Le nouveau cycle
des « Réunions avec l’Invité » vient de démarrer le 18 mars dernier,
lors de notre rencontre trimestriel de l’association. Magali et Christophe ont
focalisé le thème de la soirée sur « les projets de psychodrame en
libérale » et ont décidés d’inviter Carole, psychologue en libérale qui
collabore avec le CDE de Rennes.
Après une
présentation des participants, Carole a pris la parole pour nous raconter sa
pratique quotidienne de psychologue en libérale. Elle nous a expliqué comment
sur certain cas clinique la pratique individuelle puisse être insatisfaisante.
Dés plusieurs années elle a mise en place avec une collègue, un dispositif de
travail en couple thérapeutique : elles reçoivent à la fois l’enfant
accompagné de la mère, à la fois l’enfant tout seul, dans une situation à deux,
là ou elles le retiennent utile.
La pratique
innovante et expérimentale a captivé la curiosité du groupe. Nous avons pu
échanger dans les détails, sur l’exigence d’un tale dispositif et sur les
solutions créatives adoptées dans la clinique.
Carole nous a
présenté alors le cas clinique d’un enfant que l’a mise en difficulté dans la
pratique. Un enfant « précoce », avec une très bonne intelligence.
L’enfant avait développé des aptitudes intellectuelles très importantes qui
anticipent touts jeux et toutes situations. C’était très difficile avec cet enfant de pouvoir
rencontrer le niveau émotionnel. Toutes narrations étaient déjà construites :
pas de immédiateté, pas de liberté de création, pas de laisser prise. Cet
enfant précoce avait une certaine distance de toutes émotions.
La discussion
s’est portée donc sur le « jeu » comme médiation. L’utilisation alors
des médiations dans le travail clinique, tel quel la pate à modeler, le
dessein, la marionnette. Nous avons confronté nôtres expériences,
expérimentations, inventions et pratiques.
La question posée
concernait les limites sur la possibilité de jouer. Comment faire pour pouvoir
rencontrer la dimension émotionnelle si bien cachée et anticipée par la pensée
intellectuelle ? Comment pouvoir combler le détachement entre émotions et
intellect ?
Nous nous somme
interrogés alors sur le psychodrame. A partir de ce point de vue porté par
Carole, nous avons cherché de comprendre l’apport que le corps, le théâtre et
le groupe peuvent porter pour un cas clinique tel que nous a été présenté.
La réflexion avec
Carole nous a questionnés sur la possibilité de créer des groupes
thérapeutiques par le psychodrame en libérale, sur les enjeux et sur l’avantage.
Très intéressante a été la confrontation entre le psychodrame en institution et
le psychodrame en libérale.
Nous sommes
restés avec Carole dans le désir de continuer à réfléchir ensemble sur nouvelle
forme de pratique clinique et de continuer d’échanger sur l’utilisation du
psychodrame en libérale. Nous avons souhaité de pouvoir rencontrer la collègue
de Carole dans une prochaine réunion.
Le prochain
rendez-vous de l’association sera le jeudi 19 mai à 20 heures. Le lieu est
encore à définir.
Diego Rora
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