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jeudi 22 septembre 2011

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU 19-05-2011


Caulnes 19 mai 2011



Présents à la réunion de l’association Sitting-Bull:
Magali, Olivier, Louis, Marielle, Diego, Christophe.
Invités : Carole et Sofie.
Absents qui nous ont informés :
Axelle, Corinne, Roger, MarieLaure, Isabelle, Odile.


Christophe et Oliver nous présentent leur projet interinstitutionnel de psychodrame: Cde, Itep, Ime, Sedas… Les institutions sont intéressées par l’interrelation sur des espaces de thérapie, comme des groupes de psychodrame.
Nous nous posons la question sur la possibilité de financier des thérapies au dehors des institutions et nous nous arrêtons sur le terme thérapeutique : à qui appartiens l’être thérapeutique, la fonction thérapeutique ?
C’est important d’avoir un allié institutionnel qui puisse soutenir le cadre expérimental : le Cadre c’est bien aussi un cadre institutionnel, qui nous entoure, qui nous protège…une enveloppe institutionnelle qui permet au processus thérapeutique de fonctionner. C’est important d’avoir un medium entre l’institution et le groupe de travail, comme un chef de service.
Mais en libérale ? Qui est comment peut faire tiers ? Le contrat stipulé avec l’institution peut faire tiers (défendre le produit, le « tarifer »). L’association Sitting-Bull a dans son statut et dans sa raison d’être, celle d’accompagner de projet et de pouvoir être tiers.
Nous nous posons sur la question de la nécessité d’avoir un psychiatre collaborateur ou membre à l’association. Toujours en quête d’une légitimation thérapeutique !
L’association SittingBull peut être tiers dans les projets en libérale : elle est un lieu de réflexion et de conseil, un réseau et  une situation de recherche et d’expérimentation. SittingBull est une ressource de professionnels qui se questionnent sur leur pratique et qui comptent des années d’expérience.
Qui pourrait nous donner des informations autres sur la collaboration entre institutionnel et libérale ?
Nous avons pensés comme proposition pour la prochaine réunion, d’inviter quelqu’un d’expert dans le secteur des organisations et des institutions, qui puisse nous donner des pistes de réflexion sur l’évolution et les perspectives du travail thérapeutique (institutionnel et libérale).
Louis propose de contacter  Maurice Blanchard.
Nous attendons de savoir s’il y aura des autres propositions aussi.
Marielle nous présent dans le spécifique le travail d’organisation d’un colloque, au quel elle a participé.
Elle nous donne de points bases :
Financement : objectifs, contenu, communication, intempéries (l’époque de l’année).
Créer un projet pour faire connaître l’initiative.
Partenariat institutionnel pour diffusion.
Création d’un site internet.
Publication.
Quel public ?

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU 18-03-2011


Rennes, cabinet de la psychologue Labylle Magali (présente à la réunion une semaine après avoir accouché : si ce n’est pas de la motivation et de la passion… merci Magali !)
Présents :  Magali, Marie-Laure, Louis, Olivier, Roger, Christophe, Diego.
Invité : Carole, psychologue en libérale, intéressée par le psychodrame et par la pratique de groupe.
Le nouveau cycle des « Réunions avec l’Invité » vient de démarrer le 18 mars dernier, lors de notre rencontre trimestriel de l’association. Magali et Christophe ont focalisé le thème de la soirée sur « les projets de psychodrame en libérale » et ont décidés d’inviter Carole, psychologue en libérale qui collabore avec le CDE de Rennes.
Après une présentation des participants, Carole a pris la parole pour nous raconter sa pratique quotidienne de psychologue en libérale. Elle nous a expliqué comment sur certain cas clinique la pratique individuelle puisse être insatisfaisante. Dés plusieurs années elle a mise en place avec une collègue, un dispositif de travail en couple thérapeutique : elles reçoivent à la fois l’enfant accompagné de la mère, à la fois l’enfant tout seul, dans une situation à deux, là ou elles le retiennent utile.
La pratique innovante et expérimentale a captivé la curiosité du groupe. Nous avons pu échanger dans les détails, sur l’exigence d’un tale dispositif et sur les solutions créatives adoptées dans la clinique.
Carole nous a présenté alors le cas clinique d’un enfant que l’a mise en difficulté dans la pratique. Un enfant « précoce », avec une très bonne intelligence. L’enfant avait développé des aptitudes intellectuelles très importantes qui anticipent touts jeux et toutes situations. C’était très  difficile avec cet enfant de pouvoir rencontrer le niveau émotionnel. Toutes narrations étaient déjà construites : pas de immédiateté, pas de liberté de création, pas de laisser prise. Cet enfant précoce avait une certaine distance de toutes émotions.
La discussion s’est portée donc sur le « jeu » comme médiation. L’utilisation alors des médiations dans le travail clinique, tel quel la pate à modeler, le dessein, la marionnette. Nous avons confronté nôtres expériences, expérimentations, inventions et pratiques.
La question posée concernait les limites sur la possibilité de jouer. Comment faire pour pouvoir rencontrer la dimension émotionnelle si bien cachée et anticipée par la pensée intellectuelle ? Comment pouvoir combler le détachement entre émotions et intellect ?
Nous nous somme interrogés alors sur le psychodrame. A partir de ce point de vue porté par Carole, nous avons cherché de comprendre l’apport que le corps, le théâtre et le groupe peuvent porter pour un cas clinique tel que nous a été présenté.
La réflexion avec Carole nous a questionnés sur la possibilité de créer des groupes thérapeutiques par le psychodrame en libérale, sur les enjeux et sur l’avantage. Très intéressante a été la confrontation entre le psychodrame en institution et le psychodrame en libérale.
Nous sommes restés avec Carole dans le désir de continuer à réfléchir ensemble sur nouvelle forme de pratique clinique et de continuer d’échanger sur l’utilisation du psychodrame en libérale. Nous avons souhaité de pouvoir rencontrer la collègue de Carole dans une prochaine réunion.
Le prochain rendez-vous de l’association sera le jeudi 19 mai à 20 heures. Le lieu est encore à définir.
Diego Rora

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU 14-01-2011


Compte rendu réunion 14-01-2011
Présents à la réunion : Axelle, Isabelle, Magali, Christophe, Louis, Diego.
Pour différentes questions et problèmes personnels, nous étions 6 présents pour la première réunion du 2011. Cependant, le rencontre a été très intense et dynamique.
L’ordre du jour était organisé ainsi :
1.       Bilan de la première année de l’association SittingBull
2.       Relancer les intérêts et les désirs de chacun
3.       Définir les logiques dans lesquelles continuer le travail de l’association 
4.       Le projet « événement », colloque/séminaire pour la fin du 2011
Nous avons été invités au SESSAD INTERM'AIDE 22, au 10, rue Berthollet de Saint Brieuc. Le lieu a symboliquement pointé  le commencement d’un rapport d’échange et de confrontation avec l’association DéMéThér de Saint Brieuc, représentée par Valérie Guerin, absente malheureusement pour l’occasion.
Brièvement, au début de la réunion nous avons célébré la première année d’existence de l’association SittingBull.
  • La première réunion avait eu lieu pour le Mardi 10 novembre 2009 dernier dans les chaleureux locaux de la menuiserie Bebin, au Carré Rosengart de Saint Brieuc.
  • La deuxième séance du 12 février 2010 avait eu lieu à Rennes et avait comme thème: Notion de "Aire de Jeu" et de "Scène" au psychodrame.
  • Pendant le mois de mars 2010 : rencontre à Paris avec notre correspondant italien Angela Sordano.
  • Le Vendredi 21 mai 2010, dans le chapiteau de l’association Kiethon de Médréac on avait prévu comme thème de la soirée : Le Groupe. Quelles utilisations, quel intérêt ? Réflexions et « promenades » entre les concepts de groupe et d’individu. Quel est la place du sujet dans le groupe et du groupe dans le sujet ? En réalité nous avions parlé exclusivement des problèmes institutionnels qui sont intervenus surtout en rapport au service de psychodrame de CDE de Rennes. Encore d’actualité, nous continuons la réflexion sur le rapport travail de groupe et institution.
  • Octobre 2010 : intervention à Turin lors du séminaire Apragip (école de spécialisation en psychothérapie de groupe).
  • Décembre 2010 : participation au séminaire DéméThér. Rencontre avec Anne Brun, professeur de Psychopathologie et Psychologie clinique à l’université Lumière Lyon 2.
La deuxième partie de la réunion a été centrée sur les intérêts et sur les désirs de chacun pour la nouvelle année de travail de l’association. Isabelle et Louis ont profité du moment aussi pour nous raconter leurs expérience/expérimentation d’un psychodrame avec des adolescents au lycée professionnel Jean Moulin de Saint Brieuc. Egalement, Magali aussi nous a informés sur son nouveau travail comme psychodramatiste au CMP de Rennes.
Les points d’intérêt proposés sont :
  • Confrontations de pratiques
  • Interface entre théorie et pratique
  • Rencontrer autres associations et autres pratiques, dans autres dispositifs ou cadres
  • Confrontation entre psychodrame et autres activités
  • Le support sur thèmes spécifiques : confrontation entre points de vue différents et échanges de connaissances sur des textes théoriques
  • Connaître d’autres expériences aussi en dehors des lieux thérapeutiques
  • Avoir un soutien à la pratique et aux nouveaux projets
  • Rencontres sur la pratique
Nous avons décidé collectivement de prévoir une rencontre chaque trimestre. Deux entre nous choisiront un thème et une rencontre : pour ouvrir notre espace au nouveau et pour réaliser ce besoin d’expérience innovante, nous avons décidé que dans chaque réunion trimestrielle, nous aurons un invité en soutien du thème choisi.
La troisième partie de la réunion nous a menés dans les propositions pour commencer à concrétiser l’idée d’un événement pour la fin du 2011.
  • Il y a eu plusieurs propositions de lieu, en rapport au sens et image que nous voulons donner, et en rapport au public visé. Saint Brieuc ? L’université de Rennes ? l’université de Guingamp ?
  • Deux questions seront à discuter : la pluridisciplinarité (seulement psychodrame ou toutes expériences autours du travail thérapeutique de groupe ?) et l’internationalité (nous avons surement des invités italiens, mais quels autres pays privilégier ?
  • Titre et thème de l’événement : plusieurs thèmes ont été proposés autour de la notion du plaisir, du toucher et du corps en scène. Un titre possible : « Le Plaisir du Jeu »
  • Nous avons proposé pour continuer la confrontation deux groupes de travail : un qui rassemble les associés de Rennes sous la responsabilité de Christophe, l’autre basé à Saint Brieuc sous la responsabilité de Diego. On envisage des rencontres et des communications le plus souvent possible pour avancer dans l’organisation.
La prochaine réunion de confrontation serait le jeudi 17 Mars 2011 (lieu encore à définir)
Merci et à bientôt.
Diego

jeudi 8 avril 2010

Bonjour à tout le monde.

Je vous écrive pour vous donner les informations sur le prochain groupe de recherche SittingBull :

Date : le Vendredi 21 mai 2010.

Lieu : encore à préciser mais très probablement proche à Caulnes. Pour la précision, je suis en contact avec l’association Kiethon (voir le très intéressante site internet : http://kiethon.free.fr/topic/index.html) qui s’occupe de jeunes avec autisme. La ville est Médréac (35360, à 10 minutes de Caulnes) et on aurait à disposition probablement un chapiteau.

Thème de la soirée : Le Groupe. Quelles utilisations, quel intérêt ? Réflexions et « promenades » entre les concepts de groupe et d’individu. Quel est la place du sujet dans le groupe et du groupe dans le sujet ?

Autre objets de la soirée :

· Communications sur le weekend de rencontre à Paris, le 19-21 mars dernier : échanges avec l’Italie et projets internationaux.

· Présentation de l’association Kiethon

· Projets possibles d’échange avec le Réseau Arc-en-ciel.

· Inscription IAGP

· Divers

Je vous en prie de répondre à ce mail pour me donner des notes sur mes progrès de français écrite et pour m’informer sur votre présence la soirée du 21 mai 2010.

Merci beaucoup de continuer à nous suivre dans ce projet de recherche et de développement.

A tres bientôt.

Pour l’association SittingBull, Diego Rora

mardi 23 février 2010


La séance du 12 février 2010 avait comme thème:

Notion de "Aire de Jeu" et de "Scène" au psychodrame:

  • quel sens pour ce lieu, cette expérience particulière?
  • quelle fonction et quel effet originel?

1) Le premier point de réflexion qui a émergé en parlant de la scène, est la notion de Plaisir. La jouissance typique du travail scénique en groupe, nous questionne sur les différences du travail individuel et du travail de groupe. Pourquoi l’amplification du plaisir quand augmentent aussi les dynamiques ? qu’est ce qui stimule la jouissance du groupe ? Le lien ? L’élaboration d’ensemble ? La circulation des émotions ?

2) Lâcher prise : sur la scène on se retrouve face à la régression, la possibilité, quasiment l’autorisation de se rouler par terre, sur la moquette. La scène permet l’utilisation du corps dans un contexte, un cadre qui donne sens et signification au geste et au mouvement. C’est pour les adultes et les co-thérapeutes une situation privilégiée de lâcher prise et de découverte de soi-même : la spontanéité et le jeu permettent de se retrouver dans des moments de communication pré-linguistique. Pour les adultes, qu’est ce qu'il passe pour permettre la régression et la spontanéité en toute confiance ? De plus, nous nous demandons si le lâcher prise est un effet typique du psychodrame individuel par le groupe (une situation spécifique et particulière) ou si c’est une prérogative aussi des autres formes de psychodrame. Quel rôle a la méthode utilisée dans le développement de la spontanéité sur scène ? Quels sont en particulier les éléments de la méthode qui favorisent la spontanéité et la régression sur scène ?

3) Il y a correspondance entre le travail théâtral, par le corps sur la scène, et les procédés d’expression des enfants et des adolescents : le jeu permet la narration et l’exposition assez rapide de symptôme sur scène. La scène est comme un écran blanc, une espace vide (Peter Brook, metteur en scène et théorique du théâtre anglais) qui demande d’être rempli. Le vide est un élément séducteur et immédiat pour les enfants. L’horreur du vide emporte les enfants vers la création et le remplissage. La scène du psychodrame fait peur aussi aux adultes, qui craignent d’entrer dans le jeu et de se laisser aller : la peur de ne pas savoir prévoir ce que se répandra sur scène, ce qui pourra arriver… mais au psychodrame le vide est un vide ritualisé, un vide réglé par des réglés indispensables pour ne pas tomber dans l’angoisse et la terreur : l’espace délimité, les temps clairs et rythmés, la présence du public… Le sens du psychodrame est justement de remplir par son propre corps et sa propre histoire le vide de la scène : se mettre soi-même sur scène…et comme dit Peter Brook, « Je peux prendre n’importe quel espace vide et l’appeler une scène. Quelqu’un traverse cet espace vide pendant que quelqu’un d’autre l’observe, et c’est suffisant pour que l’acte théâtral soit amorcé ». C’est comme le principe physique des Vases Communicants : l’enfant, l’adolescent, l’adulte transfèrent sur scène leur symptôme, leurs rêves, leur histoire, leurs soucis, leurs phantasmes et leurs fantaisies, leurs inventions, leurs créations…pour les rendre visibles, vérifiables, compréhensibles…

4) Nous avons parlé de la construction de la scène : c’est un moment magique, rituel, dans le quel il y a une vraie Cosmogonie. Il a tout-à-fait l’origine d’un Cosmos, un monde autre, une réalité concrète et vivante : nous en avons discuté quasiment avec une ferveur religieuse… quel lien entre la scène et la religion, l’esprit religieux ? La scène est une architecture qui sépare le public du lieu du jeu : du mot grec Skênê, lieu ou endroit où demeurer au couvert, tente, cabane (de la racine ska-, qui a le sens de couvrir, dérivent maison, casa, cabane ; il y a un lien étroit de sens, avec le grec sky-tos c'est-à-dire peau ; remarquer l'Anglais skin, peau et le grec skênê : nous pouvons dire que la scène est une peau protectrice)

5) La scène est un lieu de passage : passage comme transit entre le dedans et le dehors, par la porte, symbolisation propre du passage lui-même ; passage comme transformation, changement, habiller, habiter la peau du personnage ; passage comme zone transitionnelle, entre les deux réalités, mises finalement en communication. Le passage à l’acte, sur scène devient un acte de passage, de transformation : c’est encore la scène qui donne sens et une visibilité, à travers le processus de symbolisation qui rend visible l’invisible.

6) L’effroi (ex-fridu, en dehors de la paix) est la terreur d’aller sur scène : les émotions, les tensions, le refoulement, l’anxiété…sont toutes des énergies employés pour être en dehors de soi-même. Le passage sur scène est un petit mort, un vertige de passage de un état à une autre. Pourquoi ce vertige ? Parce que la mort est un passage irréversible, un lieu de non retour, un lieu de transformation. La scène est un lieu dangereux, un lieu où on est mise en péril. La scène est alors un lieu de conflit, de guerre, d’hostilité. Hors scène c’est le lieu de la paix, de l’être entier, intact, toujours pareil, toujours identique : hors scène c’est le lieu de l’identité. Sur la scène, grâce à la contenance de la peau (skin) on peut laisser apparaître le conflit, abandonner l’unité, être plusieurs personnages, multiples, complexes, diversifiés, contemporains et conniventes. La scène est un lieu de passage, mais aussi un lieu de conflit, de guerre, de lutte. Cum fligere est paradoxale : cum est mettre ensemble, fligere est battre, frapper. Quand deux parties sont lointaines, séparées l’une de l’autre, il n’y a pas de conflit : que ta main gauche ne connaisse pas ce que fait ta main droite. Les deux parties sont autonomes et opposées. Sur la scène les parties se heurtent, se battent, luttent corporellement, physiquement l’une contre l’autre. Sur scène on peut parler alors de conflit entre le lâcher prise et le refoulement.

7) Dernier paragraphe sur la relation entre le psychodrame et l’institution : la transformation et le conflit sur la scène institutionnelle. Quels sont les raisons de la perception du psychodrame comme dangereux ? Il y a une scène ? Il y a un groupe (cohésion, secret, plaisir…)? Il y a le corps ? Il y a le plaisir (le plaisir de jouer)? Il y a l’évolution des enfants plutôt que la contenance ? La métaphore du cordon ombilicale, qui veut voir l’institution comme une mère nourrissante et le groupe de psychodrame comme un enfant remuant qui veut se séparer et rendre autonome. La réalité est que le groupe de psychodrame, pour tout ce qu’il se passe sur scène et entre le groupe, veut être un porteur de Vérité. Une Vérité qui peut être en conflit avec la vérité institutionnelle. Une Vérité qui peut être considéré comme incontrôlable par l’institution : Moscovici nous a bien enseigné, que la minorité active « possède ses propres positions, son cadre, ses visées qu'elle propose comme une solution de rechange. La finalité de la minorité active est d'imposer ses points de vue, qui remplaceront ceux de la majorité. Pour parvenir à devenir source d'influence, leur message doit être présenté de manière cohérente et unanime. La minorité doit donc se conduire de manière consistante, signifiant par là « le caractère irrévocable de[son] choix et [son] refus de compromis sur l'essentiel ». Mais si le conflit est nécessaire, l'intérêt principal d'une minorité reste d'apaiser son désaccord avec la majorité. C'est ici que se joue l'influence de la majorité, qui peut intérioriser le propos minoritaire pour parvenir à une conformité générale ». L’institution a peur des formes de pensée différentes de siennes. Si l’enfant a horreur du vide, l’institution a horreur d’écouler, d’être troublée par un sous-groupe. Les Romans pour bien gouverner croyaient indispensable la frase : dividi et impera (créer la division pour bien dominer). Le groupe fait peur, s’il transmet culture et savoir.

Nous pouvons hasarder un parallèle entre Microcosmo et Macrocosmo, entre ce qui se passe dans l’institution et ce qui se passe à l’intérieur de la personnalité. L’institution est une organisation hiérarchique, rigide et congelée : comme les personnalités névrotiques il n’y a pas de circulation d’information et de communication à l’intérieur. Dernièrement, avec la distance entre les chefs et les corps de l’institution, la pathologie institutionnelle s’approche plus à d’une psychose que d’ une névrose, avec une claire difficulté d’identité et de claires délires de persécution. Un groupe comme le groupe de psychodrame, qui est thérapeutique et qui est incontrôlable, est vécu comme un vrai danger…les réactions sont rien d’autre que la résistance aux efforts de mettre en visibilité les contradictions et les conflits internes à l’institution même.

dimanche 14 février 2010

SittingBull Psychodrame

La première assemblée générale de travail de notre association « Sitting Bull » c’est donc tenue le Mardi 10 novembre dernier dans les chaleureux locaux de la menuiserie Bebin, au Carré Rosengart de Saint Brieuc.

Le but principale de cette A.G. était de lancer notre première saison d’activités en tant qu’association autonome.

Douze personnes se sont retrouvés, certain s’étant déplacées de Reins et de Rennes. Sept personnes se sont excusées pour empêchement.

Un premier tour de table à permis, pour certains, de se faire connaître, et pour tans, de faire le point sur sa situation professionnelle, institutionnelle, et sur se projets.

La deuxième partie de la soirée a permis de réaffirmer ce que nous attendons essentiellement de l’association, à savoir, qu’elle fonctionne comme un pole, autour de tris axes majeurs :

- Celui de la recherche, de la confrontation et de l’échange, (avec production écrite), sur notre pratiques, liées au groupes et à la scène (dans se dimensions cliniques, psychothérapeutiques, corporelles…)

- Celui de l’accompagnement de projet, pour tel ou tel d’entre nous ( recours à Sitting Bull comme centre de ressources : documentation, adresses, conseils, bilan d’étape…)

- Celui de nouvelles rencontre à susciter, préparer, avec de partenaires anciens, nouveaux, et autour de projets à construire.

Enfin notre A.G. a permis de faire un large tour d’horizon sur le nouvelles diverses, intéressant Sitting Bull et son avenir :

Élection du Bureau ; cotisation ; partenariat avec le Conseil Général 22 ; compte rendu du colloque international de Rome en août dernier, sur le groupe et le psychodrame ; affiliation avec l’organisme international I.A.G.P. ; partenariat avec nôtres amis de Turin…

Notre prochain réunion est fixe au vendredi 12 février, de 20h à 22h, à Rennes cette fois. Le lieu sera précisé prochainement. Prévoyez d’avoir dîné. Pour le briochins, un covoiturage est prévu. Prenez contact avec Diego ou Louis.

Merci ! Kenavo